Le culte du Dévoreur

Vénérer le dieu des catastrophes naturelles, de la faim, des orages et de l’eau est toujours une bien drôle d’idée. De plus, c’est mal vu par la bonne société. Vous vous imaginez, prendre le thé en digne compagnie et vous faire demander entre deux scones si les rites sanglants performés dans de l’eau de mer vous irritent la peau ? Aaaawkwaaard.

Mais on ne vous invite jamais à des salons. On ne sait pas pourquoi. À Lhazaar, on ne se soucie pas trop de religion. Quelques prières au Dévoreur pour éloigner la malchance, et hop. C’est juste traditionnel ! Et ça ne peut pas faire de mal.

Certains inconvénients mineurs dans vos récentes aventures semblent avoir changé l’opinion de votre équipage. Vous savez, quelques déplaisantes rencontres avec des abominations aquatiques, des krakens, une divinité aboleth, des villageois consanguins condamnés à se transformer en hommes-poissons, des requins-garous, et une ancienne malédiction qui donne des ouïes. Entre autres.

En l’espace de quelques mois, le monde est devenu gigantesque et mystérieux, et vos existences plutôt insignifiantes devant les machinations des entités immortelles et insondables qui s’amusent avec l’humanité for shit and giggles. Difficile de se sentir en contrôle dans un moton de bois flottant sur des milliers de mètres d’eau. Devant ces problèmes existentiels, le Dévoreur offre des explications simples :

PÈTE LA YEULE DU KRAKEN !

…et au moins il n’a pas encore été question de cannibalisme.

Différents cultes du Dévoreur

L’Empire Sahuagin : Le Dévoreur est la seule divinité qui importe. D’ailleurs, c’est lui qui a banni les démons d’Eberron, et ce fut si violent que le fond de la mer fut propulsé hors de l’eau. En attendant que le Dévoreur ne revienne corriger ce regrettable incident, certains Sahuagin tendent d’aider ces pauvres créatures faibles de poumon à se préparer.
En général, les rituels Sahuagins offensent le commun des mortels. (Hint : c’est le cannibalisme.)

La Principauté des Cloudreavers : Nos amis les pirates vénèrent l’Aspect de la Tempête, et leurs druides et sorciers aiment abuser d’éclairs et de coups de vent. Ils vénèrent généralement le Dévoreur en coulant des navires. Nous ne savons pas si leur dieu préfère davantage ce don de détritus sur le fond marin, ou le sacrifice de tout bon sens économique.

La XIIIe Compagnie : Quand ils ne sont pas en train de faire de la contrebande de Dragonshards, d’infiltrer les Dragons de Mer ou d’incendier Port-Royal, ils aiment aussi vénérer le Dévoreur. Ce qui implique apparemment se transmettre la lycanth… hum… achelan… bref, qu’ils se transmettent comme d’autres se donnent de l’herpès. Le Baron était apparemment l’Aspect du Prédateur, ce qui signifie probablement qu’il tapait plus fort que tout le monde.
Ils prennent l’adoration de la nature très au sérieux, et ont une dent (ou plusieurs) contre les aberrations.

Lyrandar : Tous les porte-parole de la respectable Maison Lyrandar tiennent à assurer la population qu’aucun culte du Dévoreur n’existe en son sein. La Maison est bénie par les dieux beaucoup plus socialement acceptables de la nature et du commerce ! L’iconographie à base de Kraken est une pure coincidence. Les trouvailles archéologiques concernant des temples demi-elfes sont un terrible malentendu. En réalité, Lyran et Sela étaient protégés par les Krakens avant que des cannibales dégénérés décident de s’approprier cette noble créature pour leurs propres cultes. C’tu clair ?

Le culte du Dévoreur

Canette et ses compagnons Myoshrike